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Coopératives intégrées de développement durable : Un modèle d'économie circulaire fiable pour les zones rurales

Les coopératives intégrées de développement durable (CIDD) représentent des modèles d'économie circulaire à intégrer dans les zones rurales, en vue d'en faire des espaces autonomes et économiquement viables, a indiqué, samedi à Alger, l'entrepreneur concepteur de cette idée.


Ainsi, selon le Directeur général de la Startup IBFTS, Hamida Nacib, le projet vise à offrir aux citoyens vivant dans l'espace rural et les agriculteurs, quelque soit leur expérience, un habitat associé à une parcelle de terrain pour exercer une activité de micro-agriculture biologique contrôlée.

Cet espace utilisera des énergies renouvelables hors réseau (énergie solaire, méthanisation de déchets ...) et l'économie circulaire pour les besoins de son activité, a précisé M. Nacib lors de la communication qu'il a présenté lors d'un panel dédié aux "énergies renouvelables dans le secteur agricole et industriel et l'économie circulaire" organisé en marge de du 2ème Salon international de l’environnement et des énergies renouvelables "SIEERA 2019", ouvert jeudi dernier au Palais des expositions à Alger.

Selon lui, "redonner au logement rural son rôle économique c'est pérenniser son occupation et renforcer la sécurité alimentaire de ses locataires, tout en redonnant l'accès à la femme rurale à l'activité agricole "devenue misogyne", et c'est ce que prévoit le projet qu'il a conçu.

Il rappelle, dans ce sens, que le 17ème des Objectif de Développement Durable (ODD) que consent l'Algérie à concrétiser est "mettre en place des partenariats efficaces entre les gouvernements, le secteur privé et la société civile, des partenariats inclusifs construits sur des principes de valeurs "nécessaires au niveau mondial, régional, national et local".

Nommés également "Objectifs mondiaux", les ODD sont "un appel universel" lancé en 2000 autour de 17 grands objectifs déclinés en 169 cibles afin, globalement, d’"éradiquer la pauvreté, protéger la planète et faire en sorte que les êtres humains vivent  dans la paix et la prospérité".

Pour la mise en œuvre de ces ambitieux objectifs pour l’humanité, un programme de développement durable, appelé Agenda 2030, a été adopté en septembre 2015 par les 193 membres de l’ONU.

 Le projet conçoit une optimisation des financements de l'Etat

 Pour M. Nacib, l'Etat finançant actuellement, continue-t-il, le logement, l'agriculture et l'aquaculture et soutenant l'industrie agroalimentaire et l'utilisation des énergies renouvelables, les CIDD seront alors une optimisation de ces aides pour la création d'unités économiques écologiques productives, autonomes et rentables, destinées aux habitants de l'Algérie profonde.

Et d'expliquer que la micro-agriculture biologique à taille humaine, permet non seulement d'économiser les ressources en énergies, en eau, en pesticides et en engrais, mais aussi, dispense de l'utilisation des machines couteuses, polluantes et exterminatrices d'emplois.

Dans le but de renforcer la rentabilité de l'activité, le produit de la micro-agriculture est regroupé et acheminé vers une unité de transformation intégrée à la coopérative.

Il s'agira alors d'une industrie bio et durable pour les produits d'arboriculture, de potager, de cueillette de fruits sauvages, d'apiculture bio et d'aquaculture intégrée (à l'agriculture bio) dont les bénéfices sont partagés entre les agriculteurs de la coopérative et l'administration locale, ce qui en fait une nouvelle source de financement aux communes rurales.

L'Administration locale, à travers son service technique, peut assurer un accompagnement standard aux agriculteurs bios qui serait validée par les instituts de recherche et de planification agricole, tel l'Institut national de recherche agronomique d'Algérie (INRAA), et ce dans le but de garantir plus qu'un label Bio: une certification des produits de l’agriculture durale, a-t-il encore indiqué.

Selon lui, ce projet œuvre à la réalisation de 16 des 17 objectifs de développement durable (ODD) signés lors de l'Agenda 2030 dans sa dimension économique, sociale et environnementale, le concept offrant en conséquence l'opportunité de servir de modèle à appliquer dans plusieurs communes rurales en tant que "Agenda 21 local".

Le programme Agenda 21, lancé lors du Sommet de la terre à Rio en 1992 est un plan d'action pour le 21e siècle, L'agenda 21 local est un projet de développement durable pour un territoire donné. Une démarche globale initiée par une collectivité locale, conduite avec la population et les acteurs locaux, avec l’ambition collective de faire du développement durable le nouveau modèle de développement du territoire.

 Le projet est flexible et adaptable aux différentes aspirations

 La flexibilité du projet CIDD fait qu'il est possible de concevoir plusieurs adaptations selon les aspirations, les besoins et les particularités des communautés locales, a aussi précisé le communiquant.

A noter que depuis 2016, IBFTS œuvre dans le domaine d'innovation unique et particulier pour faire du développement durable non seulement un principe d'entreprise ou des initiatives pour une responsabilité sociétale, mais une raison d'être et un objectif dominant.

"L'ensemble de nos initiatives de nos solutions et de nos activités consiste à participer au développement durable et à contribuer à l'amélioration des performances de l'économie nationale en créant des services et des solutions et d'optimisation de la performance économique", explique le DG de cette startup.

Il a indiqué également à l'APS que ce projet demeure pour l'instant à l'état "d'idée" mais suscite l'intérêt de ministère de l'Environnement et des énergies renouvelables, l'INRAA mais aussi le bureau régional de la Banque mondiale".

Selon lui, il est existe de fortes chances que cette idée passe prochainement à la phase de concrétisation, estimant de même qu'il est possible que cette concrétisation se fasse également dans d'autres pays.

En outre M. Nacib a estimé nécessaire que "les dirigeants du secteur privé à être les moteurs du changement, et le monde des affaires -petites, moyennes et grandes entreprises, investisseurs et entrepreneurs-établissent des objectifs et des plans de transition fondés sur la technologie et sur des bases scientifiques", en ajoutant que l'IBFTS propose également d'autres projets, notamment avec les entreprises du secteur privé.

 

 

 

 

APS