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PLF2019 : Le FNI octroie des crédits à la CNR pour la préservation de ses équilibres financiers

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mourad Zemali a révélé, mercredi à Alger, que le projet de loi de Finances 2019 autorisait le Fonds national d’Investissement (FNI) à octroyer des crédits au profit de la Caisse nationale des retraites (CNR) en vue de soutenir ses capacités de couverture des pensions de retraite et lui permettre de préserver ses équilibres financiers.


Présentant le budget de son secteur devant la Commission des Finances et du Budget de l’Assemblée populaire nationale (APN) dans le cadre du projet de loi de Finances 2019, le ministre a précisé que "le PLF 2019 prévoit une nouvelle mesure autorisant le FNI à octroyer des crédits au profit de la CNR à des taux d’intérêt pris en charge par le Trésor public à long terme (jusqu’à 40 ans)", sans pour autant donner de précisions sur le volume de ces crédits. 

A ce propos, M. Zemali a ajouté que ladite mesure visait à "soutenir les capacités de la CNR en matière de couverture des pensions de retraite et afin de lui permettre de préserver ses équilibres financiers".   

Indiquant que ce Fonds avait connu, depuis 2014, un déficit sans cesse "croissant", passant de 155,1 milliards de dinars en 2014 à 336,8 milliards en 2016 et 479,1 milliards en 2017", le ministre a fait savoir que "l'affectation exceptionnelle de 500 milliards de dinars, octroyée en 2018 par l’Etat dans le cadre de la préservation des équilibres du système de Sécurité sociale, a permis le paiement des pensions de retraite".   

A ce titre, M. Zemali a affirmé que le système de Sécurité sociale constituait "l'un des principaux pivots" de la politique de l’Etat en matière de protection sociale, laquelle se manifeste par sa contribution particulière "la prise en charge des dépenses de la solidarité nationale visant la protection des citoyens à faible revenu".    

Il a indiqué, également que les données relatives à la situation financière de la Sécurité sociale faisaient état de "certains déséquilibres financiers touchant notamment la branche Retraite, au vu de la hausse des dépenses par rapport aux recettes des cotisations, le nombre global de retraités ayant atteint 3,225 millions, engendrant un coût financier annuel de 1.282 milliards de dinars". 

Dans ce contexte, M. Zemali a précisé que "les affectations octroyées au titre des dépenses de la solidarité nationale pour l'exercice 2019 sont estimées à 97,539 milliards DA consacrées à assurer la couverture sociale des franges vulnérables, notamment à travers une allocation complémentaire mensuelle au profit des retraités et des invalides et une revalorisation exceptionnelle des pensions de retraite dans le cadre de la CNAS et de la CASNOS".

Par ailleurs, le ministre a affirmé qu'une enveloppe de 88 milliards DA a été consacrée au financement forfaitaire des établissements de santé publics au titre de l'exercice 2019, soit une hausse de 10% (8 milliards)", ajoutant que ce chiffre était destiné à la prise en charge des assurés  sociaux.

Concernant le budget de son secteur dans le cadre du PLF 2019 estimé à 181,093 milliards DA, M. Zemali a fait savoir que "plus de 90% du budget de fonctionnement étaient destinés à la promotion de l'emploi, la modernisation de l'administration et la couverture sociale des franges vulnérables".

Dans le cadre de ce projet de loi, "un budget de 49,1 milliards DA a été affecté au dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP), sachant que les recrutements dans le cadre de ce dispositif ne se feront qu'en remplacement des fonctionnaires ayant été recrutés au titre des placements classiques dans le monde du travail.

Pour ce qui est des placements classiques, le ministre a souligné que le secteur ambitionnait d'atteindre 400.000 placements en 2019, ajoutant que "tous les efforts seront orientés vers ce type de placements".

"L'emploi ne concerne pas uniquement le secteur du Travail. Il s'agit d'un dossier commun, d'où la nécessité de conjuguer les efforts des différents secteurs, notamment ceux à forte employabilité, générateurs de richesse et d'investissement productif à l'instar de l'habitat, des travaux publics, de l'hydraulique, de l'agriculture, de l'industrie et du tourisme", a-t-il rappelé.

 

 

 

 

APS